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‘Hello, hello...’ : la plupart des passants se retournent sur notre passage, nous pointant du doigt et tentant d’articuler quelques mots d’anglais. Nous nous attendions bien évidemment à attiser la curiosité des Chinois dans la rue, mais dans le cas présent la situation nous paraît cocasse : nous nous trouvons à deux pas du Shanghai Center, un complexe d’hôtels et de commerces qui constitue le plus gros refuge d’expatriés de la capitale économique du pays ! Il se peut que nos habits de voyageurs soient plus exotiques aux yeux des habitants que les costumes des businessmen étrangers qui nous bousculent sur le trottoir...
Shanghai n’en reste pas moins une ville très occidentale, et résolument tournée vers l’avenir : avec ses 3000 gratte-ciels, et 2000 autres en construction, elle a de quoi faire pâlir d’envie Manhattan. Quant aux rues de la métropole, elles sont aujourd’hui peuplées de voitures et de taxis presque toujours occupés (comme peuvent en témoigner nos vêtements trempés de pluie suite à une nuit passée en attendant vainement d’être pris en charge par l’un deux). Les vélos sont désormais obsolètes dans cet enchevêtrement d’autoroutes aériennes où les véhicules klaxonnent à tout bout de champ, pour signaler leur passage comme pour le céder. A ce paysage urbain en chantier permanent se superpose une consommation tout aussi effrénée : dans la rue commerçante piétonne de Nanjing, le nombre d’enseignes et de néons lumineux n’est surpassé que par le nombre de personnes qui tentent de se frayer un chemin sur les pavés ! Nous découvrons également bien vite que chez les nouvelles générations, ce sont les endroits les plus européens qui sont à la mode : l’ancienne Concession Française, avec ses bâtiments anachroniques en briques rouges et grises, est un parfait exemple de cette tendance. On y côtoie de jeunes Chinois accompagnés d’amis occidentaux qui se dirigent imperturbablement vers un café français, un pub irlandais, ou l’éternel Starbucks ! Décomplexés par l’atmosphère ambiante, nous succomberons ainsi à une des tentations qui nous hantait depuis notre départ de Paris : aller au cinéma voir un film en version originale !
Très vite cependant, nous sommes arrachés à notre nostalgie européenne prématurée par la célébration de la plus importante fête nationale, le Nouvel An Chinois ou Festival de Printemps. C’est d’ailleurs en prévision de ces festivités d’une semaine que nous avions initialement décidé de nous arrêter à Shanghai : on nous avait prévenus qu’il serait impossible de voyager dans des conditions décentes pendant cette période, alors que plus d’un milliard de Chinois sillonnent le pays pour rejoindre leur famille. Malgré ces avertissements, nous étions loin d’imaginer la marée humaine qui emplit certains quartiers de Shanghai à la fin de l’année lunaire, ou le bombardement de pétards et de feux d’artifice qui embrase les rues de la ville chaque nuit ! Car si les pétards sont interdits par la municipalité pendant l’année, ils constituent la principale occupation des habitants pendant la semaine du Nouvel An : la légende veut en effet que le foyer réussissant à faire le plus de bruit sera le plus chanceux pour l’année à venir. Année qui dans le cas présent s’annonce particulièrement prospère, puisque selon le calendrier lunaire il s’agit de l’année du Porc d’or... Les Chinois étant assez superstitieux, on prévoit d’ores et déjà une recrudescence des naissances dans le pays dans les mois à venir!
Bravant la foule et les bousculades, nous décidons de profiter de ces vacances nationales pour découvrir les traditions shanghaiennes. Nos déambulations nous amènent ainsi tout d’abord sur le Bund, le long de la rivière. Face aux tours étonnantes de la ville nouvelle de Pudong, surgie en une dizaine d’année, une multitude de vendeurs ambulants y proposent des friandises locales : épis de maïs, brochettes de fruits caramélisés, noix de coco... La vieille ville, également, apaisera notre soif de folklore : ses petites ruelles pullulent de minuscules magasins rudimentaires, les vêtements à peine lavés y ornent indifféremment fils électriques et grillages, et les jeunes enfants, tranquillement installés dans les bras de leurs parents, mordent à pleines dents dans des pigeons embrochés sur de simples pics en bois. Enhardis par ce spectacle de gourmandise quelque peu troublant, nous nous laisserons à notre tour tenter par des becs de canard et des pieds de poule, mais non sans avoir au préalable consulté une amie shanghaienne (merci encore à Tian pour ce déjeuner mémorable). Et pour digérer, rien de tel qu’une balade dans un des nombreux parcs de la ville, dont les bancs regorgent de Chinois de tout âge absorbés par des parties de mah-jong ou de go...
Un coup de chance nous permettra de clore notre séjour en beauté. A la fin des festivités, très familiales, du Nouvel An, nous nous retrouverons par hasard en face d’un gigantesque et luxueux centre commercial. Et là, à notre grande joie, il nous sera donné d’assister à une danse des dragons, la quintessence du spectacle traditionnel chinois... organisée très probablement pour inaugurer un nouveau magasin !
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Adam, 13/03/2007 07h09. |
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tout ça est magnifique ! Et le Vietnam, c'est pour quand ??? L., 23/03/2007 17h38. |
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http://freewebs.com/rington... ringtone fvukqqv, 10/06/2007 21h00. |
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Je crois que je vais prendre un free ringtone... J., 11/06/2007 11h51. |
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Incredible images and cascades of culture, from the half French which I can translate. Far from mundanity, great that you are still living, probably almost more fully than conceptually possible of any language. Cheers, terviseks!